Un écran affiche des informations boursières à l'extérieur du site du Nasdaq Market, à New York.
par Diana Mandia
Wall Street est attendue sur une note stable et les Bourses européennes hésitent mercredi à mi-séance, les cours du pétrole avoisinant à nouveau les 100 dollars le baril, tandis que la prudence règne face aux efforts diplomatiques au Moyen-Orient et au sommet sino-américain de jeudi. Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture presque inchangée pour le Dow Jones (-0,03%), pour le Standard & Poor's-500 (+0,06%) et pour le Nasdaq (+0,01%). À Paris, le CAC 40 perd 0,15% à 8.142,56 points vers 10h58 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,47% et à Londres, le FTSE 100 grappille 0,05%.
L'indice EuroStoxx 50 cède 0,23%, le FTSEurofirst 300 0,18% et le Stoxx 600 0,22%.
Les Bourses européennes ont effacé les gains enregistrés en début de séance et font désormais preuve de prudence, les investisseurs évaluant les chances d'une intensification des négociations visant à rouvrir le détroit d'Ormuz, après les déclarations contradictoires du président américain Donald Trump devant l'Assemblée générale des Nations Unies.
Si le locataire de la Maison blanche a évoqué un accord avec Téhéran après les élections de mi-mandat du 3 novembre, il a aussi averti qu'il pourrait "anéantir" l'Iran, laissant une nouvelle fois les investisseurs sans repères quant à savoir si le répit observé ces derniers jours sur les cours du brut va se maintenir.
Par ailleurs, le président iranien Massoud Pezeshkian prendra ce mercredi la parole devant l'Onu, et les marchés restent à l'affût de toute confirmation quant à une éventuelle rencontre avec Donald Trump.
Les investisseurs ont néanmoins accueilli avec soulagement l'information selon laquelle l'Arabie saoudite avait remis en service son oléoduc Est-Ouest, fermé le 13 septembre en raison de l'offensive éclair des Houthis en mer Rouge.
Un certain attentisme s'impose également en raison du sommet sino-américain de jeudi, le président chinois Xi Jinping devant arriver ce mercredi à Washington pour une visite d'Etat de deux jours au cours de laquelle le commerce mondial et la course effrénée à l'IA devraient figurer à l'ordre du jour.
Les investisseurs analysent en outre les chiffres étonnamment bons concernant l'activité du secteur privé en septembre dans la zone euro.
Elle a accéléré à son rythme le plus rapide depuis plus de trois ans, alors que le consensus tablait sur un ralentissement, même si les chiffres font également état d'une hausse marquée des coûts d'exploitation des entreprises.
"Ces chiffres sont encourageants. Compte tenu des hausses de taux observées, le marché va surtout s'attacher à vérifier que l'activité économique se maintient", a déclaré Fiona Cincotta, analyste de marché chez StoneX.
L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a par ailleurs légèrement relevé mercredi sa prévision de croissance mondiale pour cette année, notant que dans de nombreux pays, l'activité économique avait résisté à la flambée des cours du pétrole provoquée par le conflit au Moyen-Orient. LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET [L8N45F0L6]
Le Nasdaq s'est établi mardi à un record de clôture, dans le sillage des gains enregistrés par des valeurs technologiques liées à l'IA et notamment grâce à l'engouement autour de "Muse", l'assistant d'IA lancé ce mois-ci par Meta Platforms.
VALEURS EN EUROPE
Aux valeurs, à Paris, BNP Paribas est en légère hausse (+0,22%), la banque française ayant déclaré être en bonne voie pour enregistrer une croissance à deux chiffres de son bénéfice par action entre 2025 et 2028.
Ailleurs en Europe, JD Sports recule de 2,9% alors que le distributeur d'articles de sport a fait était d'une baisse de 19,7% de son bénéfice semestriel.
Arcadis cède 5%, après que la société d'ingénierie canadienne WSP Global a retiré son offre publique d'achat sur la société néerlandaise de conseil et d'ingénierie.
Diageo, qui a annoncé mercredi la nomination de Joanne Wilson au poste de directrice financière, grappille 0,15%
TAUX Aux Etats-Unis, le rendement des Treasuries à dix ans recule légèrement pour s'établir à 4,9634%, à un moment où les investisseurs évaluent l'impact des prix du pétrole dans la politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed). Le deux ans est également en petite baisse, à 4,7707%.
Dans la zone euro, le rendement du Bund allemand à dix ans gagne en revanche près de 2 points de base à 3,4717%. Le deux ans avance de 3,4 points de base à 3,2415%.
Le niveau élevé des prix de l'énergie a ravivé les anticipations de nouvelles hausses des taux d'intérêt de la BCE visant à contenir les pressions inflationnistes, et les bons chiffres des indices PMI pourraient renforcer cette vision, l'économie de la zone euro se montrant solide.
En France, le rendement de l'OAT à dix ans progresse de 2,1 points de base à 4,5142%, la dette souveraine de la deuxième économie du bloc étant également affectée par la détérioration des finances publiques et la perspective de négociations budgétaires qui s'annoncent tendues.
CHANGES Le dollar gagne 0,26% face à un panier de devises de référence et évolue à un sommet de près de deux mois, les marchés continuant d'anticiper de nouvelles hausses de taux directeurs à court terme.
L'euro perd 0,31% à 1,1411 dollar.
PÉTROLE
Le Brent se stabilise à 99,40 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) recule de 0,68%, à 89,90 dollars.
AUCUN INDICATEUR ÉCONOMIQUE MAJEUR À L'AGENDA DU 23 SEPTEMBRE
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá)

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